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Contexte

 

Le Mirail Immaconcept est un campus de design et d’arts appliqués jeune et singulier dans le paysage universitaire. Créé en 2009, il dépendait du ministère de l’Éducation nationale jusqu’en 2019. Du fait de formations en 3 ans uniquement reconnues comme bac + 2, sa lisibilité était alors difficile à l’international.

 

Son passage en 2019 sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la reconnaissance de son grade licence et la création de ses mastères l’ouvrent désormais à de nouvelles ambitions européennes et internationales.

 

De ce fait, nous développons une stratégie d’internationalisation en trois étapes.

I – Les dialogues transfrontaliers

 

Nous comptons avant tout tisser un maillage de partenariats forts avec des établissements d’enseignement supérieur d’Europe de l’Ouest. Du fait de leurs échanges permanents au cours de l’Histoire, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse, la Belgique et le Royaume-Uni ont œuvré à construire une approche commune ou dialogique du design et des arts, qui explique aujourd’hui la similitude de leurs approches.

 

De ce fait, il nous semble nécessaire de créer des coopérations soutenues pour permettre aux étudiants de mieux comprendre le sens et l’actualité de ces disciplines dans leur contexte européen. Cela permettra également de proposer des séjours d’études et de stages dans des destinations proches à des étudiants n’ayant parfois jamais quitté le territoire national et des manifestations communes facilitées par une faible distance d’éloignement.

 

 

II – L’université et sa ville

 

Ensuite, nous envisageons une ouverture mondiale. Du fait de notre petit effectif et pour éviter tout accord bilatéral sans vie effective, nous ciblerons un petit nombre de partenaires. Nos rapprochements bilatéraux sont bien sûr à construire selon la cohérence de nos enseignements respectifs mais aussi selon les relations entre les campus et leurs territoires d’implantation.

 

En effet, nos enseignements sont en permanence tournés vers les pratiques professionnelles réelles de notre territoire et vers son actualité. Notre campus est au cœur de Bordeaux et l’actualité bordelaise et girondine est chaque année l’un des points de départ de nos orientations pédagogiques. Par ailleurs, presque tous nos enseignants sont en parallèle des professionnels de ce qu’ils enseignent (architectes, designers, scénographes, artistes, etc.). Cela sert un objectif de professionnalisation et offre à nos étudiants une prise de conscience de ce qui se fait réellement ici. Nous souhaitons que l’internationalisation offre à nos étudiants une prise de conscience de ce qui se fait réellement ailleurs.

 

Nous rechercherons donc en priorité des établissements ancrés dans l’actualité de leur ville et territoire d’implantation : des villes généralement d’une échelle et d’un rayonnement similaires à ceux de la métropole bordelaise.

 

Pour autant, nous ne cherchons pas à ce niveau-là des villes « similaires » ni des pays particulièrement proches. Au contraire, nous pensons que l’altérité la plus totale doit pouvoir être proposée à ceux qui souhaitent une démarche immersive et comparative approfondie. Ainsi, nous ne restreindrons pas le champ géographique de ces partenariats, afin de permettre à chaque étudiant s’ouvrir à l’altérité, où qu’il la situe.

 

 

III – une recherche appliquée à la création et à l’enseignement

 

Enfin, nous souhaitons que l’internationalisation soit une réalité dans nos pratiques pédagogiques et de recherche. De nombreux enseignants et membres du personnel ont des liens pérennes avec certaines villes ou pays ; le programme Erasmus + nous permettra d’ouvrir ces liens à une échelle extra-personnelle. En effet, nous ne concevons la recherche et la pédagogie que de manière collective et transdisciplinaire. Nos programmes pédagogiques en sont la preuve.

 

Ainsi, nous aimerions renforcer la collaboration et la mobilité enseignante et administrative sur les fondements des relations déjà existantes (Portugal, Japon, Espagne, Canada, etc.) et dans une optique de recherche toujours collective et appliquée : nous ne proposons d’ailleurs pas de formation de niveau doctorat et n’avons pas de laboratoire de recherches propre à notre campus. Notre activité de recherche est donc toujours une activité de recherche appliquée : à la création et à la pédagogie. Ce critère guidera ce dernier volet de notre internationalisation.